Ristorante Paradiso + Gente
Voilà, je cherchais un sujet depuis quelque temps et puis je me suis dit que je pourrais parler de Ristorante Paridiso et Gente.

Il s'agit d'une série de manga de Natsume Ono, R.P. fonctionnant
comme un one-shot et Gente étant composé de trois tomes. Ces deux œuvres
se trouvent en fait dans le même univers, le début de R.P. se déroulant juste après la fin du deuxième tome de Gente.
Dans Ristorante Paradiso on suit Nicoletta, une jeune fille de vingt-et-un ans qui se rend au restaurant La Casetta dell'Orso, à Rome, dans le but de révéler que la compagne du patron est sa mère.
Si le one-shot se concentre sur le point de vue de Nicoletta, la série
Gente alterne les points de vue et les histoires. Certains chapitres
s'éloignant même du restaurant et nous emmenant dans d'autres lieux (le
cabinet d'avocat de la mère de Nicoletta, le milieu politicien, le théâtre) et se concentrant sur des personnages
qu'on ne croisera que le temps d'un chapitre ou des personnages plus
secondaires.
N'allez pas croire pour autant que les personnages principaux soient
négligés à cause de cela, même avec ces plaisants petits écarts,
l'auteur a aussi le temps de développer les membres du restaurant dont
Nicoletta va faire la connaissance.
Dans l'ensemble, la majorité des personnages ont la cinquantaine, même
si on a bien quelques jeunots et un gosse, on reste avec une moyenne
d'âge élevé.
Il s'agit donc d'une série se passant dans le monde
réel bien éloigné des tranches de vie lycéennes. Le choix du pays est
aussi particulier, je ne saurais dire si l'ambiance convient bien à
l'Italie, puisque je n'y suis jamais allé mais Natsume Ono y a, elle,
vécu quelques années et serait plutôt attachée à ce pays, d'où le choix
du cadre italien pour son œuvre.
J'aime beaucoup le style graphique de l'auteur. Parfois très
minimaliste, l'usage des trames et limité et l'auteur use souvent
d'aplats de noir pour les vêtements des personnages. Ceux-ci ont souvent
le visage bien marqués vu leur âge et les rides sont au rendez-vous
(tout comme les lunettes~).
J'aime d'ailleurs particulièrement les visages, que ce soit les yeux, les nez, les regards, les expressions des personnages.
Les décors sont assez simples, certains ont un côté croquis plutôt plaisant.
On pourrait croire avec le premier tome qu'il s'agit un peu de "Nicoletta et son harem de cinquantenaires à lunettes" (ou alors c'est le harem d'Olga, sa mère, selon le point de vue...) mais on rencontre d'autres personnages féminins importants et on voit que les personnages ne gravitent pas tous autour d'un même point. D'ailleurs si l'Amour et très présent, il n'est pas dans toutes les relations entre les personnages qui restent très variées (comme la relation compliquée de Teo et Vanna qui est une de mes préférés).

Téo et Vanna se feront un plaisir d'aller visiter d'autres
restaurants pour critiquer la cuisine (et voir si il y a des recettes
intéressantes à chopper)
Si le monde de la restauration est présent, on ne nous donne pas d'explications détaillées sur les plats et
leur confection comme ce n'est pas vraiment le but de l'histoire. Cela
n'empêche pas les personnages de souvent parler nourriture et vins et dans leurs histoires d'être influencées par la gastronomie.
D'un côté, l'ambiance assez tranquille et lente typique des histoires
"tranches de vies" est présente et d'un autre ce petit monde bouge pas
mal : entre rencontres, séparations, retour de personnages secondaires,
clients vus en fond de décor qui ont finalement droit à leur histoire quelques tomes plus loin.
Parfois, j'ai eu un peu du mal à me souvenir de ces personnages
secondaires (surtout que je n'ai pas tout lu d'un coup et ai même laissé
pas mal de mois passer entre la lecture des différents tomes)
De même si le charadesign des personnages est assez marqué,
quelques uns d'entre eux sont difficiles à reconnaître les uns des autres,
surtout sur des plans larges. Gigi et Luciano par exemple : deux
cinquantenaires à lunettes, cheveux courts souvent ramenés en arrière et
tous les deux ont assez souvent un air grognon/renfrognés.

Franci assure à lui tout seul le quota des personnages récurrents de moins de vingt ans.
Les personnages ont souvent des relations assez compliqués entre eux,
ils ont du vécu mais cela ne rend pas forcément la vie plus facile et
chacun à ses problèmes. Le plus souvent c'est à ceux d'ordre romantique
ou familial qu'Ono s'intéresse.
Tout est traité avec une certaine sobriété et simplicité. Les personnages ne se font pas trop d'illusions sur l'Amour (celui
censé durer toujours, oui sauf que non) et si on a quelques histoires
mignonnes et innocentes, on voit aussi des dragueurs invétérés (dont
deux mariés... l'un a l'autre.) et d'autres qui ne veulent pas oublier
une histoire passés et prendre un nouveau départ.
Bref, tout est loin d'être joli et on a droit à un réalisme parfois amer
et un peu déprimant mais qui peut beaucoup plaire quand on en a un peu
marre des "je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais toujours~" de la part
de lycéens qui n'ont même pas finit leur crise d'adolescence.
Ce qui n'empêche pas la série d'avoir de nombreux moments joyeux, un peu
comiques et qui font chaud au cœur, notamment lors des fêtes organisées
autour du restaurant et de ses personnages.
En conclusion, il s'agit la d'une courte et plaisante série qui plaira
sûrement aux amateurs du style d'Ono et d'histoires plus "naturalistes".
On dit souvent qu'il faut avoir vécu des événements semblables à ceux
se passant dans une œuvre à histoires "tranches de vie" pour la comprendre/l'aimer mais non, pas forcément.
Parce que si l'identification peut être un point important dans l'appréciation
d'une histoire, on peut aussi apprécier de découvrir un "monde" qui nous
est éloigné. (Pourquoi est-ce que la Fantasy marcherait autant sinon, hé)
Et moi, ça me dirait bien de vivre dans une ambiance semblable à celle de Ristorante Paradiso et Gente quand je serais plus vieille.

Summer Wars
Film de Mamoru Hosoda, réalisateur de la Traversée du Temps
Un petit bout de scénario : Oz est une plateforme communautaire internet sur laquelle se réunissent des personnes du monde entier, à l'aide d'avatars personnalisables. C'est toute une seconde vie en ligne qui se déroule là.
Kenji Koiso, lycéen surdoué en mathématiques va passer 4 jours avec Natsuki Sunohara, son aînée d'un an et membre du même club de physique, à la campagne pour faire un "travail" qu'elle lui a demandé. Là bas il va rencontrer la famille de sa camarade, descendants du clan Jinnouchi, qui se réunit pour la fête d'anniversaire de l'arrière grand-mère de Natsuki.
Seulement, pendant ce séjour, la plateforme Oz va se retrouver piratée et Kenji va devoir, avec l'aide des différents membres de la famille Jinnouchi, essayer d'arranger les choses afin d'éviter une catastrophe.

Summer Wars mélange pas mal de thèmes. Il y a un aspect quête initiatique, ça parle aussi pas mal des relations familiales et communautaires et c'est saupoudré d'un zeste de science-fiction.
Sur plusieurs points ça m'a fait pensé au film Digimon (comme c'est le cas de pas mal de monde) mais aussi à L'heure d'été (mais là je ne sais pas si quelqu'un d'autre que moi a vu ces deux films 8D)
Le film Digimon donc, c'est surtout sur le côté virus qui influe le monde réel via la maîtrise de l'informatique, avec le compte à rebours, la communauté qui doit s'allier... quoique il me semble que dans Digimon, les encouragements envoyés spamment les digimons et ralentissent leur progression... bref, ça fait LONGTEMPS que je l'ai pas vu donc je me souviens mal.
Je crois que ça n'a pas trop plu à certains, qu'il y en a qui sont gentiment aller grommeler.
(EDIT : Tiens en fait, Hosoda était aussi réalisateur sur le film Digimon. On peut donc y voir un petit côté hommage mais c'est surtout qu'il avait bien aimé l'ambiance créée dans le monde virtuel et a choisi de réaliser un graphisme semblable pour Oz parce que cela correspondait bien et permettait une bonne opposition avec le monde réel.)
Concernant L'heure d'été, c'était surtout pour l'aspect des relations avec une grande famille et la grand mère classe (...et autre chose mais c'est du spoil dans les deux cas).
C'est un film assez léger, tout comme la Traversée du temps, avec pas mal d'humour et qui est quand même plutôt grand public.
J'avoue avoir un faible pour les histoires avec a une grand famille unie (même si les familles tordues/avec de lourds secrets j'aime aussi... bon en fait j'aime bien quand ça parle de grandes familles et que ça le fait bien quoi : plein de personnages, des relations intéressantes).
Le petit côté "geek power" est aussi plaisant.

Un petit problème de compréhension pourra être causé à un moment par le "Koi-Koi" ; jeu de cartes illustrées populaires au Japon et en Corée : si vous ne savez pas du tout ce que c'est vous serez un rien largué pendant quelques instants. C'est comme devant Hikaru no Go, vous savez que oh-mon-dieu-ce-coup-est-puissant mais vous ne savez pas pourquoi.
Personnellement je connaissais déjà un peu le jeu et si j'ai du mal à me souvenir de toutes ses subtilités et des points que valent les différentes famille de cartes, je me souvenais quand même de comment ça marchait et surtout du coup fourbe de la victoire sécurisé alors qu'on peut relancer.
De toute façon, tout le monde sait que les jeux de sociétés sont fait pour les fourbes.
Bref.
Les personnages sont très sympathiques. Je regrette un peu qu'un d'entre eux ne soit pas du sexe que j'avais cru qu'il était au début (Sérieux je suis déçue ;_; il est très cool quand même mais zut. Dans mon cœur il reste un reverse trap).
Ce qui est plutôt bien c'est que j'avais cru au début que ce serait quand même pas mal centré sur Kenji, et puis non, tout le monde aide et participe.
Concernant le graphisme, j'aime beaucoup les couleurs claires, le style assez épurés mais aux divers personnages facilement reconnaissables.
Les différences avec le monde très coloré de Oz sont bien marquées. Ce dernier fournit de détails, peut-être même à un point un peu étouffant à certains moments. Sinon les contours des sous-titres n'étaient pas super épais ni foncés donc c'était parfois un peu dur de lire (pas illisible non plus hein).
Et je ne sais pas pourquoi mais certaines voix sonnaient très rocailleuses et ça me donnait un peu mal à la tête. Je ne sais pas si c'est la faute des doubleurs, de la sono du cinéma où j'étais ou si mes oreilles marchaient mal ce matin par contre.
Pour finir je dirais que ce n'est pas un 'must see' mais ça reste vraiment un film sympathique qui met de bonne humeur. Ceux qui ont accroché à la Traversée du temps aimeront probablement. Quant à ceux qui ne l'avait pas aimé... ils peuvent toujours retenter ?
Le film passe jusqu'au 15-16 juin selon les salles.

Un voyou et une fille à lunettes






Et en fait je me suis plantée, le titre c'est "Drôles de racailles" mais dans ma tête, je pense toujours voyous... Bref, il y a sûrement quelques fautes aussi... J'avais la flemme de faire un article avec plein de texte mais remplacer les bulles du manga c'est aussi super crevant !
Donc voilà, Drôles de racailles, de Miki Yoshikawa, édité en France chez Pika, c'est drôle, c'est frais, je recommande.
Geek & Girly
Geek & girly est une bande-dessiné De Nephyla et Rutile parue fin septembre 2009.
Je connaissais déjà Nephyla (alias lapetitearaignée) grâce au forum Allfanarts qui m'avait fait découvrir ses dessins et son blog. C'est en y passant que j'ai entendu parler pour la première fois de Geek & Girly.
Alors bon, quand j'ai vu le titre je me suis dit "ouhlà non, ça sent quand même le gros cliché des filles qui peuvent être geek et girly en même temps dans le style blog bd pas drôle de la personne qui se croit geek/otaku et va s'en vanter parce que c'est à la mode, hun hun".
Bref, j'avais un à priori assez négatif à cause du titre qui fait tout de même assez cliché.
Et puis la BD a fini par sortir le 23 septembre et je suis passée par hasard sur le blog de Rutile qui montrait cette "bande-annonce".
Que j'ai trouvé sacrément accrocheuse. Déjà pour la présentation de l'histoire qui n'en dit pas trop (d'ailleurs, ne regardez pas le résumé sur la quatrième de couverture si vous voulez garder le maximum de surprise, je trouve qu'il en dit beaucoup plus qu'il ne devrait) et nous fais nous poser : On se demande évidemment pourquoi ce playboy a-t-il décidé de se mettre à jouer à un dating sim, quels sont ses rapports avec les autres personnages présentés... Et puis quand j'ai vu qu'il y aurait un "légendaire dating sim" je me suis dit que ça allait être super parce que les jeux légendaires, c'est comme les légendes urbaines : il y a quelque chose d'incroyablement mystérieux qui se cache derrière (et, accessoirement, le mot légende en commun)
Le "Ils n'ont rien en commun, ils sont faits l'un pour l'autre !" change des "ils sont totalement opposés/différents/contraires" qui annoncent des scènes bourrés de love/hate jusqu'à en étouffer.
Bon et puis les graphismes aussi donnent envie d'y jeter un coup d'œil attentif, que ce soit la tête désespéré de Quentin, le traitement des couleurs ou la présence de Baptiste qui me crie silencieusement "je suis un personnage à lunettes, aime moi"...
Du coup, je l'ai acheté... et je ne suis pas déçue !
Geek & Girly c'est frais, c'est drôle et c'est bourré de références placés assez intelligemment pour qu'on n'ait pas l'impression d'une accumulation bête et étouffante.
Il y a les références geek/otaku qui servent à faire avancer l'histoire, les petites références d'aspect "private joke de geeks" et puis il y a aussi celles qui se cachent dans les pages, au détour d'un écran d'ordinateur et dont certaines se découvrent au fil d'une relecture... Voir carrément dans le revers de la couverture ou dans les pages bonus.
Et puis il y a de tout : magical girls, dating sim, références scientifco-geek (chat de Schrödinger es tu vivant ?), auteurs de science-fiction (quel plaisir de trouver une référence à la saga de Dune de Frank Herbert alors qu'on est en plein dedans), figurines et autres produits dérivés...
Bien sûr, Geek & Girly ce n'est pas que de l'humour et des références : ça se tourne vers le shôjo quand même et on a un peu de romance, même si ce tome se concentre principalement sur l'introduction des personnages principaux.
Donc à part si vous êtes totalement allergiques à la moindre trace de shôjo, je vous conseille vraiment de tenter !
Coup de poing à dix mille volts
En ce jour où nous pouvons nous réjouir qu'aujourd'hui soit arrivé et qu'il n'y a donc pas eu de retour en arrière amorcée par une quelconque personne n'ayant pas fait tout ce qu'elle voulait faire cet été (ou pas) je vais vous parler de... tout et n'importe quoi.
Allez, commençons par une petite question/réponse.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
La couverture d'un manga appelé Narutaru ? Oui mais pas n'importe quelle couverture, celle qui se trouvait dans les rayons du supermarché du quartier il y a près de huit ans.
À cette époque où les seuls mangas que j'avais lu devaient être Dragon Ball et Nausicaä, j'ai ouvert Naru Taru, ai commencé à le feuilleter et... l'ai reposé sur l'étagère en entendant ma mère m'appeler pour me dire qu'on rentrait (à cette époque j'avais dix ans et j'accompagnais ma mère au super marché pour pouvoir lire les mangas du minuscule rayon qui leur était dédié, on pouvait y voir les couvertures des premiers tomes de One Piece auxquels je n'ai pas touché parce qu'il manquait le tome 1 et que je trouvait les couvertures bizarre)
J'ai donc remis ce volume à sa place, pensant naïvement que je pourrais toujours l'acheter une autre fois, pour ne plus le revoir en rayon que huit ans plus tard, il y a déjà plusieurs jours. Et donc coup de poing de nostalgie dans la face même si je savais déjà depuis longtemps qu'il serait à nouveau publié. (pour ceux qui ne savent pas, sa première publication avait été arrêté au tome 2 quand Glénat s'était rendu compte que c'était vraiment pas un manga pour enfants contrairement à ce que laisse présager la couverture et le début)
La nostalgie donc, elle n'en a rien à faire du fait qu'on s'attend à ce qu'elle arrive, elle frappe quand même. Et lâchement en plus. Parce qu'elle permet de relier deux périodes dans le temps, aussi éloignés soient elles, la nostalgie c'est un peu la machine à voyager dans le temps du pauvre : tu revois, ressens, repenses mais tu ne revis pas. Ainsi, même si j'en ai l'impression, je n'ai pas vraiment lu Naru Taru il y a huit ans, c'est juste que le souvenir flou de l'histoire "d'une fille à la campagne qui trouve une créature en forme d'étoile de mer qui lui permet de voler dessus" s'est superposé à ma connaissance de l'histoire que j'ai enfin pu lire récemment. Les souvenirs se mélangent et il me semble avoir un vague souvenir de passages que je n'avais en fait jamais lu (ou alors c'est le fait qu'on soit dans la boucle n°15459 qui me donne cette impression de déjà-vu ?)
Sinon je préfère légèrement la première couverture française à la nouvelle malgré son très joli fond. Le pouvoir de la nostalgie peut-être... (quoique c'est sûrement aussi parce que je trouve que la séparation du titre dans les quatre coins ça rends super mal)
À part ça, je me souvenais qu'on m'avait dit récemment que Bokurano (manga du même auteur) allait bientôt sortir chez Asuka et je me suis dit que ça pourrait être sympathique de voir si les histoires étaient très différentes ou pas, au fil des tomes, ou pour voir si il y avait une évolution graphique... Sauf qu'en fait le "récemment" c'était il y a plus d'un an vu que le premier tome de Bokurano est sorti en France en avril 2008. Y a pas à dire, parfois je suis un peu à la bourre.
J'avais envie d'en parler un peu, le roman de La mélancolie de haruhi Suzumiya est donc sorti durant le mois d'août, je l'ai donc acheté et lu.
C'était donc très plaisant à lire. Il n'y a pas énormément de descriptions mais je m'y attendais, on a quand même plus que le minimum et la description du combat qu'on retrouve dans l'épisode 10 de l'anime (ordre non-chronologique) était très bien (je l'appréhendais un peu à vrai-dire.).
Bref, c'est drôle, c'est léger, il y a de bonnes idées et on s'amuse bien à suivre la brigade SOS et on ne peut qu'espérer que le prochain tome sortira bientôt.
Par contre c'est pas l'extrait du manga qui va plus me donner envie de l'acheter que ça, les dessins sont pas géniaux comme ce que j'avais crut apercevoir (j'ai confondu Kyon et Taniguchi en plus a un moment... certes si on fait attention on peut les distinguer mais bon) et puis j'ai l'impression que le tout est bâclé : ça va trop vite et des détails sont à peine effleurés ce qui donne une impression de brouillon plus qu'autre chose.
J'espère en tout cas qu'il y aura un succès suffisant niveau ventes pour que les maisons d'éditions tentent de traduire d'autres light novels vu qu'il y en a certains qui m'intéressent particulièrement.
Histoire de continuer dans les nouveautés, le tome huit de Neuro est sorti. C'est donc le début des arcs de plus d'un tome et ça commence fort avec l'arc de HAL qui est franchement SUPER GENIAL (oui, le capslock est nécessaire)
En plus on a l'arrivée d'Higuchi, un personnage qu'il est bien !
Je l'ai déjà dit mais lisez Neuro. C'est drôle (et pas d'un humour "haha le héros est trop con !" mais d'un humour "haha le héros est trop salop/sadique/cruel/monstrueux", Neuro c'est le seul héros de shonen a avoir une AMV avec "When you're evil" comme chanson), il y a des criminels tarés, des personnages cools, des arcs géniaux, des dessins parfois tellement bizarres qu'on se demande si on a pas mangé des champignons hallucinatoires juste avant.
De plus, le fandom est petit mais génial, enfin c'est surtout au niveau des opening MAD/crossover (il y en a surtout avec Sayonara Zetsubou Sensei, ce qui est très bien) où ils sont super créatifs et prolifiques, il y a des petites merveilles... et malheureusement beaucoup de spoil (je me suis fait spoiler deux fois sur des morts importantes. C'est pas super cool mais ça ne m'a pas empêchée d'être touchée quand même quand je les ai vues)
La réponse à la question "pourquoi la difficulté des jeux vidéos est en baisse ?" se trouve dans Neuro.
Ouais...
À part ça, comme je suis trop lente à finir mes posts (ou trop flemmarde ?) mes blagues sur Endless Eight sonnent pas aussi bien que si j'avais fini l'article avant la rentrée.
L'odyssée sans retour
Parce qu'odyssée c'est plus classe que voyage.
Ce que j'ai vu : L'odyssé de Kino (2003)
Ce dont il s'agit : d'une série d'animation de 13 épisodes d'une vingtaine de minutes tiré de la série de romans du même nom parue en 2000 et écrite par Keiichi Sigsawa.
L'histoire : Elle est dans le titre. Kino et son motorad Hermes (une moto parlante) voyagent à travers différents pays.
"Le monde n'est pas beau donc il l'est"
Lors de ses voyages, Kino s'arrête dans différents pays. Jamais plus de trois jours.
Elle observe ainsi les coutumes, les traditions, les particularités des différents pays. Voit des lieux et des personnes dont elle a entendu parler dans des histoires de voyageurs, raconte elle même ce qu'elle a vu à d'autres personnages.
Chaque histoire est racontée avec simplicité et sobriété, même dans le cas des plus tristes et sombres.
La série ne cherche pas à sombrer dans l'exagération côté dramatique et c'est tant mieux parce que la simplicité apparente s'accorde davantage avec l'aspect philosophique de l'œuvre.
De même, si l'issue de certaines des histoires semble assez évidente, cette simplicité dans la narration fait qu'on ne se sent pas trop gêné par le fait que ce soit si évident (à part dans l'histoire de la vieille dame avec les robots ou là c'était tellement so obvious que ça m'a un peu agacé)
Si dans l'ensemble, les lieux où voyagent Kino ne sont pas énormément différents, les situations et les histoires touchent des thèmes très variés et originaux pour la plupart.
Le personnage de Kino est très intéressant à suivre, très curieuse, déterminée, surprenante (voir la fin du double-épisode sur le colisée où je ne m'attendais vraiment pas à une de ses décisions)
Hermes questionne d'ailleurs souvent Kino sur ses choix, son avis concernant ce qu'il se passe dans un pays et c'est en partie grâce à elle qu'on en apprendra plus sur Kino qui est plutôt taciturne et pas du genre à raconter ce qu'elle pense au premier venu.
L'histoire concernant son pays natal est plutôt glauque mais très plaisante à suivre et permet de comprendre comment elle en est venue à voyager de pays en pays. Sauf que... il nous manque quand même, à la fin de ces 13 épisodes, des bouts de son passé.
En effet, en treize épisodes, il faut bien se douter que toutes les histoires des romans n'ont pas pu être adaptés. J'ai entendu dire qu'il y avait 2 OAV de sortis mais je ne sais pas du tout de quoi ils parlent.
Du coup il manque quelques informations sur le passé de notre héroïne et il y a sûrement plusieurs histoires qui sont passées à la trappe ce qui est assez dommage.
Je me demandais d'ailleurs si il était possible que certains des personnages réapparaissent à différentes reprises, on ne le voit pas dans l'anime et j'aurais bien aimé savoir si cela arrivait dans les romans.
Au niveau des graphismes, le tout est très soigné. Le charadesign est correct, parfois un peu spécial pour certains personnages très secondaires. Les décors sont très beau, parfois très lumineux, parfois ternes et sombre, ils sont parfaitement en accord avec l'ambiance voulue.
Pour l'animation, je ne me souviens pas avoir relevé un quelconque problème, les scènes de combat sont bien dynamiques.
Niveau musique, l'OST est jolie, assez discrète par moment. J'ai particulièrement aimé la musique qu'on entend pendant la bande-annonce pour le prochain épisode.
Le design de l'édition collector de Kaze n'est pas mal du tout, peut-être un peu trop bien emballé (d'un autre côté, c'est mieux que pas assez. J'ai peur d'abîmer mes dvds de Gurren Lagann, on peut pas dire que le premier coffret de l'édition simple se referme vraiment.)
"Je n'arrêterais pas mon voyage"
Le lolfish vaincra le lolcat un jour

Je reviens de vacances et je découvre que le blog a été laissé à l'abandon.
Je suis triste, vraiment.
Il faudrait que je fasse un article sur l'Odyssé de Kino (j'avais reçu le coffret pour mon anniversaire au grand dam de gens qui veulent que je profite de cette date pour demander à avoir un portable. Pourquoi j'aurais besoin d'un portable quand je peux regarder des animes ?) mais bien sûr j'ai la flemme là, il faudra attendre donc.
Et donc, pour vous faire patienter voici de jolies images de lolfish, parce que sérieusement... Le pouvoir de leur regard et leur potentiel comique est de loin supérieur à celui des lolcats. Je dirais même "It's over nine thousand", oui.

On peut même troller les lolcats, si c'est pas super ça ?

Join the dark side ?
Oui, hein. Je pouvais pas l'éviter celle-là (et n'allez pas troller comme quoi une méduse c'est une méduse, pas un poisson)


J'aime pas les poissons clown.
Comment faire un grand article sans rien dire.
Les dix plaies de la Japan Expo

Les dix plaies de la Japan Expo sont les châtiments qu'infligea Dieu aux misérables humains s'étant aventurés dans cet enfer :
1. Les couloirs furent changés en failles spatio-temporelles : "La Japan Expo fut ensorcelée et les visiteurs ne purent retrouver leur chemin, prisonniers d'une faille spatio-temporelle, ils se retrouvaient à l'endroit qu'ils venaient de quitter sans s'en être rendus compte.
2. La file : "La file d'attente s'éleva, zigzagua encore et encore, recouvrant les alentours de la Japan Expo afin d'affaiblir les pieds des voyageurs intrépides avant même qu'ils n'aient atteint leur lieu de pèlerinage, accablés par un soleil de plomb."
3. Le karaoké : "Tout le karaoké se changea en une fournaise atroce, emprisonnant les prêtres chanteurs et les stupides moines portiers bloquant les entrées dans une chaleur étouffante, l'usage abusif d'éventail créa un contre-courant d'air froid néfaste ; en effet, l'alternance d'air froid et d'air chaud s'avéra fatale sur les esprits faibles et dangereuse pour les gorges des prêtres chanteurs."
4. Les Free Hugs : "Des Free Hugseurs en grand nombre entrèrent dans toute l'enceinte de la Japan Expo, assaillant les esprits trop développées à coup de sortilèges kikoolol, se rassemblant afin de manifester leur folie dévastatrice dans une danse macabre à travers l'ensemble de la Japan Expo, scandant des insanités telles que "Free Hugs" ou "L'amour et les saucisses".
5. La mort des figurines Lucky Star : "Toutes les figurines Lucky Star moururent et la prêtresse loli Lewis Crook ne put en trouver aucune."
6. Les gens : "La Japan Expo et les environs furent couverts de gens bourgeonnant en masse, de toute part, telle une nuée de cloportes cherchant à échapper au feu et se bousculant ou se cognant de toute part, emplissant tout l'espace disponible.
7. La grève : "Dieu fit tomber la grève sur le chemin de pèlerinage RER B, empêchant cruellement nombreux fidèles de se rendre jusqu'à la Japan Expo
8. Les stands de HK :"Ils couvrirent la surface de toute la Japan Expo et celle-ci fut alors dans le chaos ; ces stands dévorèrent tout l'argent des visiteurs et tous les efforts de ses vaillants adversaires, il ne resta aucun espoir pour le commerce légal."
9. Les maladies : "Il y eut de nombreuses maladies, qu'elles soient transmises par la chaleur, les granités empoisonnés qui provoquèrent mal de ventre, les esprits faibles enrhumés au mois de juillet ou les transmetteurs de maladies exotiques."
10. La mort de l'innocence : "tous les premiers-venus perdront leur innocence vis-à-vis de l'évenement et seront plongés dans la réalité démoniaque de l'enfer qu'est la Japan Expo."
Il faut noter que la dixième plaie se répète chaque année.
Bon, certaines plaies ne sont pas super originales mais voilà, j'ai essayé de faire de mon mieux et d'être la plus inventive possible.
A part ça j'ai quand même beaucoup apprécié cette Japan Expo bien sûr mais là on ne peut pas dire que j'ai le courage ou l'envie d'en parler.
Mononoke
Mononoke est un anime de 12 épisodes produit par le studio Tôei Animation, tiré d'un manga de Ninagawa Yaeko.
On y suit à travers cinq histoires un apothicaire mystérieux qui voyage à travers le Japon dans le but de purifier des "mononokes", sortes d'esprits créés par la haine ou le regret et qui relient le monde des vivants au monde des morts.
Pour ce faire, notre apothicaire possède une épée pourfendeuse de démons assez particulière puisqu'il ne peut la sortir de son fourreau que lorsque la forme, la raison (les sentiments qui ont mené à la création du mononoke) et la vérité (l'incident qui a provoqué cette création) lui sont révélées.


Le sujet de l'anime étant le folklore japonais, il faut faire quelques recherches pour bien comprendre la nature des créatures mythologiques représentées mais si le sujet vous intéresse ce ne sera sûrement pas du temps perdu.
Au niveau des graphismes, ceux qui connaissent Gankutsuou, l'adaptation du Comte de Monte-Christo, auront sûrement remarqué le même traitement au niveau des textures.
L'animation est assez spéciale, à certains moments très minimalistes et les plans fixes sont nombreux ; on a plus l'impression de se retrouver devant des estampes en mouvements que devant un dessin animé.
Il faut un petit temps d'adaptation mais cette façon de faire permet de bien regarder les décors très détaillés.
Un autre point assez original : entre deux scènes, au lieu d'un typique fondu vers le noir, deux pans de portes illustrés d'une peinture se referment.
Lorsqu'il neige on voit les flocons de la même manière qu'au microscope, certains ont même tendance à se "balader" sur l'écran, ne tombant pas toujours tout droit mais comme s'ils glissaient de la vitre d'une voiture en train de rouler.
Les figurants sont parfois représentés par des mannequins ou des estampes représentants des scènes, comme s'ils étaient irréels.
Même si l'animation est très spéciale et minimaliste la plupart du temps, elle est efficace quand l'action se veut un peu plus dynamique.
Cependant, Mononoke reste un anime qui progresse assez lentement et se veut contemplatif mais même s'il ne se passe pas forcément grand chose par épisode, personnellement je n'ai pas vu le temps passer.
Le charadesign, tout comme l'animation et les couleurs est différent de la norme, sympathique mais pas forcément marquant, à l'exception bien sûr de notre apothicaire qui se détache volontairement du reste, de par son allure et son caractère à part mais néanmoins très charismatique.
Les histoires sont toutes intriguantes et intéressantes même si la troisième m'a un peu agacée à cause d'une scène se répétant au moins cinq fois sur deux épisodes...
Les "secrets" contenus dans chacune des histoires sont cependant assez durs et il y a parfois des images vraiment choquantes donc pas à mettre dans toutes les mains et mieux vaut s'y préparer si l'on est un peu sensible.
Bienvenue à la conspiration !
Aujourd'hui je vais vous parler vaguement de "Welcome to the NHK", anime tiré d'un manga dont j'avais pas mal entendu parlé et que j'ai fini par regarder. Je vous parlerais aussi beaucoup des conspirations qui sont en réalité très liées à cette œuvre.

Entrons directement dans le vif du sujet !
De prime abord, je pensais que la "NHK" était le nom d'une sorte de club vu le titre très amical "Bienvenue". Que neni ! La NHK est en fait une terrible conspiration qui cherche par tous les moyens à attirer le malheur sur le plus grand nombre d'individus possible. L'un d'eux se trouve être Satou Tatsuhirou, un hikikomori depuis bientôt quatre ans.
À ce moment là, je suis censée vous donner un résumé de la série et expliquer ce qu'est un hikikomori ou au moins donner un lien vers une bonne explication mais non.
Oui, c'est une conspiration.
La notion de conspiration est "introduite" par le personnage d'Hitomi Kashiwa qui est persuadé de l'existence d'un tas de conspirations autour d'elle. Après tout, les conspirations existent vraiment et chacun d'entre nous pourrait bien avoir la malchance de faire partie des 1% de la population vraiment touchés par une conspiration.
Dans la série, les conspirations sont partout, surtout la NHK qui semble toute puissante et cette paranoïa ambiante autour de cette "légende" est à mon goût un des meilleurs points de la série.
Je ne peux pas trop vous en dévoiler sur la NHK au risque de devenir une de leurs victimes mais je peux parler de quelques un de mes soupçons sur des "probables" conspirations.
- Mary-Sue. Tout le monde sait qu'il y a une conspiration la concernant. On le sent. On voit le nombre de Mary-Sue s'accroître peu à peu et on tremble (avec dignité) devant l'horreur toujours grandissante des facultés qu'elle acquière. Pour les plus sceptique, sachez que Mary-Sue peut même être un hybride vampire-ange-elfe-loup-garou. Oui. C'est possible pour Mary-Sue. Quand on voit ça on ne peut que penser à une conspiration n'est ce pas ?
- Le fait que Lewiscrook n'ai plus posté depuis son article sur le film de Twilight pourrait être du à une conspiration de fans de Twilight. Et le fait que, d'après Satou, les conspirations sont là pour nous faire plonger dans le malheur et la solitude ne fait qu'augmenter la probabilité de cette conspiration.
- Le point deux m'ammène à penser que Twilight EST une conspiration.
Histoire de parler un peu de l'anime, outre les conspirations ce qui est très intéressant c'est le pathétique, dans tous les sens possibles du terme, des personnages. Certaines scènes sont carrément dures à regarder. Peut-être parce qu'elle reflètent une partie de ce que l'on est, ce que l'on aurait pu être ou ce que des personnes que nous connaissons sont.
On peut croire à un titre humoristique et un peu bon enfant à la base mais il n'en est rien puisque l'humour, qui est quand même présent, est souvent ironique et plein de dérision. On se voit surtout confronté au pire de ce que certaines situations peuvent apporter.
Voilà voilà. On ne peut pas dire que j'ai énormément parlé de "Welcome to the NHK" mais bon, avec toutes ces grandes images, l'article semble à peu près bien rempli.
Oui c'est encore une conspiration : la conspiration des blogeurs-qui-n'ont-rien-à-dire-mais-font-comme-si afin de faire croire au monde entier qu'ils sont de gentilles personnes faisant des efforts pour montrer leur PASSION alors qu'ils tentent en secret de conquérir le monde.


























